45ème CONGRES DE L'UD MOSELLE

RAPPORT INTRODUCTIF

 


Chers amis, chers Camarades,


Voici trois ans, en décembre 2003, nous tenions notre 44ème Congrès à Saint Avold.

Aujourd'hui s'ouvre à Dieuze notre 45ème Congrès et vous y êtes, vous les délégués.

Je vous souhaite donc à tous la bienvenue.

Je veux saluer en votre nom la présence de nombreuses personnalités, dirigeants de syndicats, d'Organisations qui nous ont fait l'amitié de répondre à notre invitation et tout particulièrement les syndicalistes allemands, belges, luxembourgeois et pour la première fois italiens qui ont fait le voyage jusqu'à Dieuze.

Soyez vous aussi les bienvenus à notre 45ème Congrès !


Ce Congrès est celui des syndicats mosellans, vous êtes leurs délégués. Il vous appartient pendant ces deux jours de débattre de nos activités, nos orientations et de prendre toutes les décisions qui sont nécessaires au renforcement, au déploiement et au rayonnement de la CGT en Moselle. C'est une grande responsabilité.

Chers Camarades, l'objectif fondamental de notre Union Départementale est de travailler à la cohésion et à la convergence revendicative de l'ensemble des salariés mosellans.

Cohésion et convergence revendicative sont les principes mêmes de notre organisation confédérée, ceux qui ont présidé à sa naissance et ne l'ont jamais quittés au cours de sa longue histoire.

Le progrès social est la raison d'être de notre combat !

La solidarité est le principe de l'engagement de nos militants.


Ensemble nous avons patiemment travaillé à l'unité des salariés quels que soient leur âge, leur origine, leur métier.

Nous avons travaillé, quelqu'aient pu être les difficultés au rassemblement du syndicalisme.


Ensemble nous avons fait de la démocratie sociale, de la démocratie syndicale, le socle de notre démarche syndicale.

Ensemble, nous avons au quotidien articulé contestations, mobilisations avec négociations et propositions pour être résolument à l'offensive.


Aujourd'hui la direction de l'UD vous propose de confirmer cette stratégie. Elle vous demande de prendre les décisions qui vont accélérer et généraliser sa mise en œuvre afin d'être à la hauteur des enjeux, de nos ambitions et à la hauteur de ce que les salariés attendent de nous.


Nous avons besoin d'avancer, pour nous, mais aussi parce que la situation nous oblige à trouver des solutions pertinentes pour gagner en efficacité.

Pour participer au mouvement de transformation sociale nous devons continuer à construire une CGT fortement ancrée dans la société, présente et organisée partout où il est nécessaire de contrecarrer les choix du patronat et des pouvoirs publics.


La pertinence et l'efficacité de notre démarche ont été validées dans les faits.

La mise en œuvre de notre démarche, son déploiement dans nos syndicats est la base du formidable succès que nous avons remporté avec le retrait du CPE.

Nous avons toutes les raisons d'en être fiers !

Ce formidable succès est celui de l'unité des lycéens, étudiants, salariés et du rassemblement de leurs organisations sur des objectifs clairs et partagés contre la flexibilité et la démolition des droits sociaux.

Mais ce succès n'est pas tombé du ciel. Il est d'abord un succès collectif des forces syndicales.

La CGT y a mis son énergie, son expérience en privilégiant à chaque étape des campagnes de terrain avec des rassemblements coordonnés au niveau national.


C'est un long et patient travail militant dans les entreprises qui a permis de faire toute la lumière sur la nocivité du CPE.


Nous avons choisi de travailler à l'élargissement du mouvement plutôt qu'à nous gargariser de slogans définitifs et réducteurs.

Pendant ce conflit nous avons tissé des liens étroits avec les organisations de jeunesse que nous poursuivons par des contacts réguliers.

Je voudrais souligner le rôle essentiel des organisations étudiantes et lycéennes dans ce conflit, saluer leur détermination et leur sens des responsabilités.


En votre nom je voudrais dire le plaisir d'ouvrir notre 45ème Congrès en comptant parmi nous Gérald LEBOURG, Secrétaire Général de l'UNEF Moselle.

Que les étudiants, les lycéens s'engagent dans l'action, s'organisent syndicalement, c'est une chance pour la jeunesse, c'est une chance pour le monde du travail.

Cette jeunesse est disponible pour l'action collective, pour l'action syndicale.

Nous avons le devoir d'y faire écho en allant à leur rencontre, en ouvrant plus largement nos organisations à leur présence, en leur permettant de s'y investir, en leur donnant la possibilité d'y prendre des responsabilités.

Cette jeunesse est l'avenir de notre syndicalisme.

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En cette période pré-électorale, il est important de rappeler que la CGT tient fermement à son indépendance vis-à-vis des partis politiques, des pouvoirs publics et du patronat.

Nous ne sommes pas, et nous ne serons jamais, indifférents au contexte politique dans lequel nous assurons notre rôle de syndicalistes.

Nous sommes exigeants envers les politiques, nous jugeons aux actes et nous savons faire la différence entre ceux qui nous écoutent et nous soutiennent et ceux qui nous combattent.

Il n'appartient pas aux syndicats de chercher à combler ce qui apparaît à certains comme un vide politique.

Nous avons décidé de rompre avec l'idée selon laquelle l'action syndicale serait surplombée par l'action politique et devrait s'inscrire dans le temps et la logique de ses objectifs.

La meilleure attitude qu'entend adopter la CGT, pour que de véritables alternatives politiques soient au cœur du débat public, c'est de faire son travail syndical et occuper encore mieux la place qui est la sienne où personne ne pourrait la remplacer.


Notre pays a besoin de réformes profondes. Non seulement nous n'en avons pas peur mais nous les revendiquons.

Mais attention, pas de prétendu "rupture" qui se résume à toujours plus d'opulence pour les uns et toujours plus de précarité pour les autres.

Nous voulons des changements profonds qui répondent aux revendications des salariés qui soient le résultat de négociations sérieuses et transparentes.

Nous avons deux revendications essentielles sur ce point :

  1. Que tous les salariés quelle que soit la taille de l'entreprise dans laquelle ils travaillent puissent s'exprimer dans des élections professionnelles.

  2. Que seuls soient validés les accords approuvés par les syndicats qui représentent la majorité des salariés concernés.


C'est sur les engagements pris notamment sur ces questions que nous jugerons les candidats aux futures élections présidentielles.

A ceux qui prétendent que la transformation de l'économie oblige à affaiblir le droit du travail, les statuts, les conventions collectives et la protection sociale, nous répondons au contraire qu'elle impose de leur donner une nouvelle dimension.


L'évolution du tissu productif ne doit pas être synonyme de précarité professionnelle et d'instabilité sociale.

Ce que l'on nous présente comme une fatalité n'est que le choix de gestion fait par une très grande majorité d'employeurs, le choix de renonciation à leurs responsabilités collectives, le choix de faire peser tous les risques sur les salariés, le choix de se défausser sur la solidarité nationale au nom de la liberté d'entreprendre.

L'instabilité et la précarité ne sont pas les conditions de la croissance, elles sont l'obstacle !

Personne ne peut penser que l'on puisse bâtir l'avenir économique de la France sur un système aussi bancal, aussi injuste.

Au contraire il faut assortir la vie professionnelle à de nouvelles sécurités.

C'est le sens de notre proposition de sécurité sociale professionnelle.


En 2003, à notre 44ème Congrès les syndicats mosellans se sont prononcés pour un syndicalisme de conquête sociale.

Ensemble les syndicats avaient mis en avant de nombreux objectifs de luttes et conquêtes afin de peser sur les choix de production, d'organisation du travail, d'éducation et de formation, pour gagner l'égalité de droit, pour développer le Service Public et l'emploi industriel.


Quatre résolutions précisaient notre orientation :



Depuis notre 44ème Congrès qui se situe à la fin de la période de la bataille des retraites, de nombreuses luttes ont marqué le paysage social.

Confronté à une stratégie continuelle de recherche de rentabilité financière et utilisé comme variable d'ajustement, l'emploi privé comme public a été particulièrement touché.

Pour la 1ère fois en Moselle, le taux de chômage atteint les 10% et, malgré l'emploi frontalier, dépasse le niveau national.


Les plus de 50 ans sont particulièrement touchés et les moins de 25 ans ne sont pas pour autant épargnés.

Marquée par d'importantes restructurations industrielles, par de profondes mutations du salariat et du travail, cette période a créé une insécurité sociale de plus en plus forte.

C'est dans ce contexte que la CGT Moselle a assumé ses responsabilités.

Nous avons contribué, et pour une part non négligeable, à d'importantes luttes et mobilisations en Moselle, en Lorraine et en Europe.

Durant cette période, la CGT a gagné des droits nouveaux mais aussi en influence et en crédibilité. Nous sommes de plus en plus appréciés par les salariés.

Ils nous perçoivent comme plus présents, plus combatifs, plus constructifs, capables de propositions et soucieux de l'unité.

Nous jouons aujourd'hui un rôle majeur et occupons une place incontournable dans le paysage syndical et social.

Ce n'est pas dû au hasard, c'est le résultat du déploiement de notre démarche et du travail de nos militants .


Mais nous nous sommes heurtés à plusieurs obstacles : nous avons rencontré la difficulté de mettre toutes nos organisations dans le coup.

Même au plus fort des actions, c'est à peine plus d'une base organisée sur quatre qui s'est directement trouvée impliquée dans le processus de mobilisation et compte tenu du nombre de tracts diffusés, c'est seulement 1 salarié sur 8 qui a été touché par les propositions et mots d'ordre CGT.

C'est pourquoi je vous propose qu'aujourd'hui, Camarades, nous réfléchissions ensemble à comment faire évoluer cette problématique.


A cette situation s'ajoute l'obstacle des réalités et des vécus différents entre les salariés du Privé et du Public, sentiment alimenté et entretenu par le Gouvernement et le patronat. Pourtant, les convergences public/privé sont un des défis majeurs posés au syndicalisme.

Nous faisons aussi régulièrement de la part des médias et de certains l'objet d'une concentration de critiques, de campagnes de dénigrement ou de caricatures, de notre fonctionnement, de notre activité ou de nos orientations.

Ces attitudes alimentent le doute et la suspicion sur nos objectifs revendicatifs et sur les luttes que nous menons.

Imaginez notre efficacité si, ensemble, nous arrivions à dépasser ces obstacles.


Sur le pouvoir d'achat par exemple, que ce soit pour les salariés ou les retraités, c'est peu dire que la situation n'est pas satisfaisante.

Selon l'INSEE, les trois dernières années se sont traduites par des reculs significatifs.

Dans le même temps, les prix ont explosé pour les produits de consommation courante, pour le logement ou encore l'essence, le fuel, le gaz.

Notre pays devient un pays de bas salaires : 1.7 millions de salariés gagnent moins que le SMIC.

Un salarié sur dix fait partie des travailleurs pauvres. Les négociations sont au point mort.

Les salaires évoluent trois fois moins vite que les profits des entreprises.

Cette dégradation des salaires et des retraites pèse sur la croissance et donc sur l'emploi.

Notre revendication d'une augmentation des salaires et des retraites dans le privé comme dans le public est plus que jamais d'actualité : donnons nous les moyens ensemble de gagner cette bataille.



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Après le conflit sur les retraites de 2003 en 2004 se sont développées les luttes sur la Sécurité Sociale.

Bien évidement l'UD a organisé les actions décidées au niveau national, mais a aussi pour en assurer la réussite, organisé une compagne d'information par le biais du TM, des mails envoyés aux syndicats, par la diffusion de pétitions, l'organisation de journées d'étude et d'AG dans chaque bassin.

Oui, la défense de la sécurité sociale et l'amélioration générale de la protection sans oublier notre régime local est un enjeu majeur. En dépit de ces insuffisances actuelles, la sécurité sociale est un remarquable système de solidarité.

Ce qui est à l'ordre du jour, ce n'est pas d'en limiter le champs pour laisser place aux intérêts privés, mais de l'améliorer pour mieux répondre au développement et à la diversification des besoins de santé.


Au cours du mois de novembre 2005, notre pays a vécu de graves évènements révélateurs du paroxysme de la crise sociale dans les zones d'habitats défavorisés.

Les effets de cette crise sont redoublés par des discriminations et des humiliations, très souvent à caractère ethnique, particulièrement dans le domaine de l'emploi et de l'accès au logement.

Ces évènements pointent l'irresponsabilité sociale des entreprises qui développent l'emploi précaire où détruisent l'emploi pour l'intérêt des actionnaires.


A l'occasion de cette grave crise, le Gouvernement n'a pas hésité à décréter l'état d'urgence qui a permis, au nom de l'ordre républicain, de camoufler derrière un rideau de mesures répressives le bilan social désastreux de ces trois dernières années.

Cette situation a fourni à des politiciens sans vergogne l'opportunité de reprendre à leur compte les thèmes et arguments sécuritaires, racistes ou xénophobes du FN dont la diffusion constitue une menace directe contre l'efficacité et la dignité de notre combat de solidarité entre les salariés et les générations. Nous avons déclaré "cette crise n'est ni celle de l'immigration, ni celle de la jeunesse, ni celle des banlieues. Elle est avant tout révélatrice d'une crise sociale creusée depuis 20 ans" et nous ajoutions


"Quand dans une démocratie, pouvoir et directions d'entreprises refusent de prendre en compte ce qui s'exprime dans les manifestations, dans les grèves, quand le gouvernement refuse d'écouter et d'interpréter, comme il le faudrait, des consultations politiques, cela nourrit fatalisme, désespérance et violence".


Le 21 juin 2005 nous avons organisé la première riposte aux annonces du Premier ministre.

Nous avons pris nos responsabilités.

C'est durant le mois d'août que par voie d'ordonnance le Premier ministre instaure le CNE.

Après la manifestation du 04 octobre où nous étions 10 000 à METZ, nous avons été bien seuls pour organiser le rassemblement du 10 novembre devant la Préfecture.

Le 16 janvier le Premier Ministre annonce le CPE.

Notre riposte a été immédiate.

Le 31 janvier c'est nous seul avec l'UNEF et l'UNL qui avons organisé la première journée d'action.

La suite a été une montée en puissance du mouvement pour arriver aux manifestations du 08 mars et 04 avril qui ont rassemblé 25 000 manifestants dont 10 000 CGT à METZ et qui scelle le sort du CPE.

Cette victoire contre le CPE est celle du syndicalisme rassemblé, bien qu'après l'épisode des retraites en 2003 plus d'un d'entre nous ait pu se désespérer d'en voir la couleur.


Le 29 mai la majorité des français a rejeté la version libérale de l'Europe qui leur était proposée.

Nous avons organisé le débat dans notre Organisation. Des différences d'appréciation se sont exprimées sur l'attitude qui devait être la nôtre.

C'est avec la volonté de rassembler pour mener le combat pour une Europe sociale que l'UD de la Moselle a exprimé au CCN après débat à la CE sa volonté d'appeler à rejeter le traités, position d'ailleurs adoptée par le CCN.


En relation étroite avec nos homologues des pays frontaliers, nous nous sommes efforcés de battre en brèche le libéralisme financier et réorienter la mondialisation autour de valeurs de paix, de justice, d'égalité et de respect des droits fondamentaux.


Dans le cadre de nos activités internationales, à partir des 4 pages publiées par le CSI dès janvier 2005 nous avons lancé la compagne contre la Directive BOLKESTEIN et organisé la participation des syndicats mosellans aux manifestations de la CES du 19 mars à BRUXELLES et du 14 février à STRASBOURG. Malgré la distance de nombreux camarades ont participé à ces manifestations contre la mondialisation libérale.

Ces actions se rajoutent à notre investissement dans les structures de la CES : CSI, Euroconseillers et notre travail régulier que suppose notre syndicalisme compte tenu de notre situation géographique.


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Parce que certains Services Publics correspondent à d'énormes marchés, certains voient de bonnes raisons pour que les capitaux privés, à la recherche de nouveaux espaces s'en emparent.

La privatisation des autoroutes, de France Télécom, l'ouverture du capital d'EDF, l'ouverture à la concurrence du fret ferroviaire participent à cette politique.


En ce qui nous concerne, les Services Publics sont des outils de solidarité, d'égalité, d'efficacité et de citoyenneté que nous devons défendre et développer.

C'est pourquoi nous avons également constitué un Collectif Services Publics avec pour ambition de faire converger les revendications de ses différents secteurs et de travailler à la prise en compte de la défense des Services Publics par toute la CGT.

Ce Collectif a été à l'initiative de plusieurs manifestations sur le sujet, dont la dernière le 14 octobre 2006 et une Assemblée Générale le 15 juin qui a réuni 120 militants.


Pendant ce mandat, la Formation Syndicale, élément structurant de notre activité, a été prise en compte.

Une nouvelle équipe d'animation a été mise en place. C'est 36 stages Niveau 1, 4 stages Niveau 2 (+ 3 modules), 9 stages Eco-Ce et 10 stages CHSCT qui ont été organisés.

Plus de 500 stagiaires ont pu bénéficier de formations.

Nos ambitions définies au cours de notre 44ème Congrès de former 200 stagiaires Niveau 1 par an sont presque atteintes.


Nous avions décidé aussi d'accélérer l'utilisation du Cogitiel notamment par les syndicats de plus de 50 syndiqués.

10 stages ont été réalisés au cours de ces trois ans.

Bien que des blocages existent encore, le Collectif chargé de ce travail a réussi à vulgariser son utilisation par un nombre important de syndicats et ainsi nous rendre plus efficaces.


Le 12 octobre 2005, l'UD a organisé à Florange son Assemblée Générale sur le nouveau système de cotisations.

Les syndicats mosellans ont validé la proposition de l'UD concernant la répartition du champ territorial des cotisations, à savoir : 26% des cotisations répartis comme suit : 15% pour l'UD, 9.5% pour les Unions Locales et 1.5% pour la Région.


Malgré nos décisions et notre volonté, la création d'un Collectif UGICT pour se déployer et avoir une activité revendicative dans le secteur des Ingénieurs, Cadres et Techniciens est toujours en panne, là aussi mes Camarades, il nous faut réfléchir ensemble à comment sortir de cette situation.


Par contre notre volonté de travailler sur la continuité syndicale et le travail de l'USR nous a permis de développer la syndicalisation chez les retraités, d'organiser plusieurs manifestations (notamment sur le pouvoir d'achat) dont la dernière a rassemblé 200 retraités malgré une forte pluie le 19 octobre 2006 devant la Préfecture.


En ce qui concerne la syndicalisation, notre 44ème Congrès s'était fixé comme objectif d'atteindre 15 000 syndiqués, soit une progression de 25% en trois ans.

Compte tenu de la difficulté par l'UD, qui je le rappelle, n'est pas destinataire des FNI, de connaître le nombre exact de syndiqués, la seule référence fiable que nous avons pour mesurer notre évolution est le nombre de cotisations encaissées par l'UD.


Pour l'exercice 2003, année de référence de notre 44ème Congrès, l'UD a encaissé 72583 cotisations.


Pour l'exercice 2005, année de référence pour notre 45ème Congrès, l'UD a encaissé 87155 cotisations,

soit une progression de 20.1%. Notre objectif est presque atteint.


Cette progression s'ajoute à celle de 14% de la période précédente (2001/2003), ce qui nous installe dans une progression constante mais pas uniforme.

La casse de nos industries de base, des Services Publics, l'atomisation du salariat, se traduit dans certains secteurs par un recul du nombre de syndiqués.

Par contre d'autres : la Santé, le Transport, les Services Publics, le Commerce voient le nombre de leurs syndiqués fortement progresser.

Cela démontre notre capacité d'adaptation et démontre que les salariés sont disponibles pour s'investir dans notre syndicalisme de conquête.


Je tiens ici à saluer le travail des camarades qui ont, par leur action militante de terrain, permis ce renforcement.


Chers Camarades, une partie importante de nos travaux vont être consacrés à notre organisation.

Plusieurs aspects essentiels tel que notre implantation, nos modes de fonctionnement et la structuration de nos activités méritent débat.

Mais nous devons impérativement réfléchir ensemble et décider pour être plus efficaces et pour asseoir notre activité revendicative à la syndicalisation et à notre ancrage dans le salariat mosellan.

D'ailleurs la tenue de notre 45ème Congrès ici à Dieuze est le reflet de notre volonté d'occuper tout le terrain mosellan.

Nous pouvons y travailler avec d'autant plus de confiance que le potentiel de syndicalisation à la CGT est très important.

Beaucoup plus que nous l'estimons nous-mêmes !

Nous avons progressé de 20% en trois ans, nous pouvons en être fier et ensemble continuer à progresser.


Il nous faut réfléchir aussi à faire en sorte de créer des structures de sites, locales ou professionnelles de façon à ce que chaque salarié, quelque soit son employeur, sache que la CGT est là et qu'il pourra trouver toute sa place dans une organisation et pour qu'il n'y ait aucune zone de non droit syndical.


J'en profite pour faire un appel à tous nos syndicats pour qu'ils s'occupent de l'état et des moyens de leur Union Locale qui sont nos structures de proximité,outils indispensable a notre deploiement


Chers Camarades, enfin un dernier point, et pas des moindres, concernant notre activité au cours de ce mandat.

Comme vous le savez, l'Union Départementale est hébergée par la Mairie de Metz au 8 rue des Trinitaires.

Toutes celles et tous ceux qui ont eu l'occasion d'y venir ont découvert les joies de chercher une place de parking avant de se retrouver dans des locaux délabrés, trop petits, mal conçus et qui ne respectent aucune règle de sécurité.

En plus, depuis de nombreuses années la Mairie a décidé de se débarrasser de son patrimoine et donc de nous expulser.

Devant cette situation, après de longues réflexions et discussions notamment avec la Confédération, afin de sortir de cette situation précaire, de pérenniser et de développer notre présence dans le département et de donner aux membres de l'Union Départementale mais aussi à l'ensemble de nos syndicats un outil de travail plus adapté, nous avons décidé d'acquérir de nouveaux locaux.

Ils se situent à Metz rue Méric, il y a des places de parking gratuites, ils sont plus grands et mieux conçus.

Cette opération pour laquelle vous aurez tous les détails demain va nous demander à tous des efforts et de la rigueur.

Mais nous allons être propriétaires, et fiers de l'être, de la maison CGT Moselle, signe que nous n'avons pas l'intention de disparaître mais bien d'être de plus en plus présents dans le paysage mosellan.


Voilà mes chers Camarades, on ne fait pas du syndicalisme avec des verbes hauts, des formules à l'emporte pièce, on fait du syndicalisme avec du dévouement, de la franchise, de la simplicité, de la détermination, du travail, des échanges d'idées et d'expériences avec tous les syndiqués ou celles et ceux qui souhaitent le devenir.


Osons prendre en compte tout ce qui nous a fait avancer ensemble, mieux et plus loin dès lors que c'est dans un esprit constructif, faisons en sorte de promouvoir des rapports de forces susceptibles de déboucher sur des succès revendicatifs pour les salariés.

Tout ce qui nous détourne de ces questions de fond s'apparente à une diversion, à un gaspillage de temps et d'énergie.

Ceux qui rêvent de nous voir dans un syndicalisme de posture hors du temps et du monde ou ceux qui voudraient que la CGT s'accommode d'un capitalisme triomphant et destructeur peuvent attendre longtemps.

La CGT est une organisation respectée qui compte de plus en plus en Moselle.

Les salariés nous font de plus en plus confiance, nous sommes unis sur l'essentiel.


Alors, ayons confiance, bougeons et avançons pour une CGT proche, solidaire et efficace.

Bougeons et avançons ensemble pour d'autres victoires.


Vive la CGT, vive notre 45ème Congrès.




Le Secrétaire Général

Denis PESCE



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